Quand l'inflation
ralentit.
Tu entends « l'inflation baisse » et pourtant ton panier reste cher. Ce n’est pas forcément contradictoire : le rythme de hausse des prix n’est pas le niveau des prix.
L’inflation passe de 6 % à 2 %. La hausse ralentit, mais le panier coûte encore 8,12 € de plus qu’au départ.
Une désinflation est un ralentissement de la hausse du niveau général des prix. Une déflation correspond à une baisse durable de ce niveau général : ce n'est pas la même chose qu'une promotion isolée.
Fais évoluer
le prix du panier.
Le panier coûte 100 € au départ, puis 106 € après une première année à +6 %. Choisis le taux de l'année suivante : positif, nul ou négatif.
Observe le cumul : une hausse de 6 % suivie d’une hausse de 2 % ne donne pas un prix à +8 % exactement, car la deuxième variation s’applique à 106 €, pas à 100 €.
Il s'agit d'un exemple théorique. L'inflation officielle est calculée à partir d'un indice représentant de nombreux biens et services ; ton panier individuel peut évoluer différemment.
DU PANIER108,12 €
Désinflation : la hausse continue, mais ralentit.
Et si ton salaire
augmente aussi ?
Le pouvoir d’achat dépend de l’évolution des revenus et des prix. Une hausse de salaire de 3 % n'augmente pas le pouvoir d'achat de 3 % si les prix ont eux aussi augmenté.
Teste deux taux sur un exemple où le salaire initial est de 1 500 €. Le simulateur calcule la variation de pouvoir d’achat approchée par le rapport entre salaire nominal et niveau des prix.
DU POUVOIR D'ACHAT−1,90 %
Calcul exact de l'exemple : (1 + taux salaire)/(1 + taux prix) − 1. Il ne reflète pas nécessairement les dépenses ni impôts d'un ménage réel.
Quatre idées
à ne plus confondre.
01. L'inflation : un taux, pas un prix +
Dire « inflation à 2 % » signifie généralement que l’indice des prix est supérieur de 2 % à celui d’un an auparavant. Ce taux n’est pas le prix d’un objet, ni une promesse que chaque étiquette augmentera de 2 %.
02. La désinflation +
Quand l'inflation passe de 6 % à 2 %, on parle de désinflation : les prix augmentent en moyenne moins vite. Les hausses antérieures ne sont pas annulées. Un retour du taux à zéro signifierait une stabilisation globale sur la période considérée.
03. La déflation +
Un taux d’inflation négatif reflète une baisse de l'indice des prix sur la période de référence. Une baisse isolée de l’essence ou des soldes ne suffit pas à conclure à une déflation de toute l’économie. Une déflation persistante peut compliquer l'activité et les remboursements.
04. Pourquoi les banques centrales s'y intéressent +
Dans la zone euro, l’objectif de stabilité des prix de la BCE est une inflation de 2 % à moyen terme. Des taux d'intérêt plus élevés peuvent freiner le crédit et la demande, ce qui peut atténuer les tensions sur les prix. Les effets sont progressifs et d’autres chocs, comme l’énergie, interviennent aussi.
L'inflation passe de 8 % à 3 %.
Quelle affirmation est correcte si ces deux taux sont positifs et mesurent bien la hausse des prix ?
Sélectionne une réponse pour voir pourquoi.
Les prix affectent
aussi ta marge.
Continue avec l'extrait gratuit : si les courses ou les factures augmentent, que reste-t-il sur le budget d'Alex ?
Références : Insee — Indice des prix à la consommation ; Banque de France — Inflation et politique monétaire. Les montants affichés ici sont fictifs ; ils ne sont pas des statistiques de l'année en cours.